Kirk était un suprémaciste blanc, homophobe, misogyne, un réactionnaire à l’ancienne, un raciste et un bigot chrétien. Pourtant, cela ne justifie en rien qu'on l'assassine. Les États-Unis constituent une société d'une violence extrême, où les armes à feu prolifèrent, et Kirk était un fervent défenseur du Second Amendement. Les massacres se succèdent sans relâche ; il semble qu'il y ait presque quotidiennement un acte de violence de masse quelque part dans le pays. Les esprits s'échauffent.
Il y a quelques mois, Donald Trump lui-même a été la cible de deux tentatives d'assassinat, dont l'une a failli lui coûter la vie — un véritable miracle — et a entraîné la mort de deux innocents présents à son meeting. Plus récemment, la présidente de la Chambre des représentants du Wisconsin, une démocrate, ainsi que son époux, ont été assassinés par un individu dérangé d’extrême droite. Un complot pour kidnapper la gouverneure démocrate du Michigan a été déjoué, et une intrusion violente a eu lieu au domicile de Nancy Pelosi à San Francisco, blessant gravement son époux. Ces incidents ne sont que quelques exemples des violences qui ont eu lieu ces dernières années.
On se souvient également des tirs ayant blessé Ronald Reagan, ainsi que des assassinats de John Fitzgerald Kennedy et de son frère Robert Kennedy. Il est donc légitime de s'interroger sur la sécurité aux États-Unis, que ce soit en public, dans une classe, à l'université, dans un stade, à l'église ou même sur son lieu de travail. L'assassinat de Kirk n'est qu'un massacre de plus dans un pays où la violence est omniprésente, et où elle s'exprime également à travers des discours empreints de haine, comme ceux que tenait Kirk.